Les abeilles et les bourdons sont attirés par les insecticides néonicotinoïdes.


28/04/2015


Les abeilles et les bourdons
sont attirés par les insecticides néonicotinoïdes.


Apparus au début des années 90, les néonicotinoïdes sont des insecticides qui agissent sur le système nerveux central des insectes pour provoquer la mort ou la paralysie de ceux-ci. Ils font partie des insecticides les plus utilisés à travers le monde.


En avril 2015, la revue nature a publié deux études concernant l'impact des néonicotinoïdes sur les abeilles et les bourdons.


La première consistait à évaluer la capacité des abeilles (Apis mellifera) et des bourdons (Bombus terrestris) à éviter les plantes traitées avec ces pesticides.


Pour ce faire, les auteurs de l'étude ont proposé 2 choix aux abeilles et bourdons: une solution sucrée traitée aux néonicotinoïdes (imidaclopride et thiaméthoxame) et une autre non traitée.


Le résultat est très surprenant: aucune des deux espèces n'a évité la nourriture contaminée par les insecticides; bien au contraire, elles étaient même attirées davantage par cette solution sucrée. Les chercheurs estiment que cette attirance est provoquée par l'action pharmacologique de ces insecticides sur le système nerveux central ( on pourrait comparer cela à l'effet de la nicotine sur l'homme).


La seconde étude se consacre quant à elle aux conséquences de ces insecticides sur les colonies.

Pour cette étude, les auteurs ont inclus 16 champs de colza dans leur expérience. 8 étaient traités avec un néonicotinoïde courant (la clothianidine) et de la cyfluthrine (insectidide) et l'autre moitié uniquement avec de la cyfluthrine. Comparativement aux champs traités uniquement avec la cyfluthrine, ceux traités au néonicotinoïde ont vu leur nombre d'abeilles et de bourdons solitaires diminuer de moitié, leurs colonies de bourdons montrent un succès reproductif très inférieur aux autres et les abeilles solitaires nées à proximité de ces champs ne reviennent jamais pour y nicher. Par contre, les colonies d'abeilles Apis mellifera semblent n'avoir été que très peu touchées. A noter que la puissance statistique des chercheurs sur ces colonies ne leur permet pas de détecter des baisses de moins de 20% d'individus.

Il ne s'agit pas des premières études concernant la dangerosité des néonicotinoïdes sur les abeilles: en 2012 la revue Science publiait des études mettant en évidence la toxicité de ces insecticides sur les abeilles.


Ces publications apparaissent alors que la commission européenne doit réexaminer, fin 2015, le moratoire imposé en décembre 2013 sur 3 néonicotinoïdes. En France, un projet de loi a été amendé par les députés pour interdire les produits phytosanitaires néonicotinoïdes dès 2016.


Source: Le Monde


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